Survol de l'industrie
Les forces motrices qui suscitent la croissance de la bande passante et la convergence IP des réseaux fixes et mobiles
demeurent inchangées dans l’industrie mondiale des télécommunications, mais elles ont toutefois été limitées par
une récession économique qui a forcé les opérateurs de réseaux et les fabricants d’équipement de réseaux à réduire
leurs dépenses en capital et leurs coûts d’exploitation au cours de l’année 2009. En fait, plusieurs de ces entreprises
ont annoncé des réductions importantes de leurs dépenses en capital et de leur personnel au cours de l’année. Bien
que les perspectives économiques semblent actuellement meilleures, la plupart des analystes de l’industrie prévoient
une amélioration modérée plutôt qu’un retour immédiat aux niveaux de revenus d’avant la récession.
Malgré ce contexte macro-économique difficile, la dynamique du marché des télécoms en 2009 est complètement
différente de celle qui prévalait lors du ralentissement de l’industrie en 2001. D’abord, il existe actuellement
un large éventail d’applications qui requièrent une grande bande passante et qui génèrent une forte croissance
de la demande de bande passante, autant dans les réseaux filaires que sans fil. Par exemple, en 2009, le trafic
mensuel était de l’ordre de l’exaoctet (un exaoctet équivaut à un quintillion d’octets), alors qu’en 2001, peu
d’applications étaient déployées, outre l’utilisation normale des courriels. Deuxièmement, la demande constante
de bande passante exerce une pression évidente sur les réseaux d’accès, les boucles métropolitaines et les
architectures de longue distance, alors qu’en 2001, il y avait une surcapacité de bande passante dans les réseaux
d’architecture optiques, ce qui réduisait de beaucoup le prix de la bande passante. Enfin, la plupart des opérateurs
de réseaux actuels ont de bons bilans financiers, alors qu’en 2001, plusieurs d’entre eux étaient en difficulté
financière, certains étant même réduits à déclarer faillite.
Croissance de la demande de bande passante
Selon le Visual Networking Index de Cisco, le trafic IP mondial doublera presque à tous les deux ans (taux
de croissance annuel composé de 46 %) de 2007 à 2012, pour atteindre près de 44 exaoctets par mois en 2012.
La demande mondiale de bande passante est alimentée par un grand éventail d’applications, telles que le partage
de fichiers pair-à-pair, le réseautage personnel, les jeux en ligne et les formes diverses de vidéo sur IP. Par exemple,
selon Cisco, YouTube a consommé plus de bande passante en 2008 que l’ensemble du trafic acheminé sur les
architectures de réseaux américaines en 2000.
Services IP
À l’heure où on adapte les réseaux télécoms aux applications de voix, de vidéo et de données sur IP, les réseaux
SONET/SDH traditionnels, qui ont été conçus au milieu des années 80 et installés jusqu’à 2005, ne sont pas
en mesure de bien combiner et transporter ces services. Ces réseaux ne pourront pas supporter efficacement ces
nouveaux services IP, puisqu’ils sont seulement conçus pour la transmission point à point de la voix dans un réseau
téléphonique public commuté. Par conséquent, de nouvelles normes de réseaux de transport optiques (optical
transport networks, ou OTN) ont été définies pour transporter des applications IP sur des liens Ethernet et pour
servir de base à ce que le marché appelle les réseaux de nouvelle génération. Les opérateurs de réseaux
se convertissent de plus en plus à la nouvelle génération de réseaux IP pour permettre le transport plus flexible
et plus efficace des nouveaux services et applications et pour offrir à leurs clients des services triples et même
quadruples qui leur procurent de plus grands bénéfices grâce à l’interconnexion croissante entre les technologies
filaires et sans fil. Enfin, comme les abonnés à ces nouveaux services forment maintenant une masse critique, les
opérateurs de réseaux se dotent de solutions d’assurance de services pour veiller à ce que la qualité de service
et la qualité de l’expérience auxquelles s’attendent les utilisateurs soient optimales une fois les services
dûment déployés.
Réseaux FTTH et hybrides
De plus, il est maintenant évident que la fibre jusqu’au domicile (fiber-to-the-home, ou FTTH) devient l’architecture
de choix en matière de réseaux d’accès pour les opérateurs de réseaux qui désirent offrir une excellente expérience
quant à leurs services combinés de vidéo, de voix et de données. Cette architecture leur permet d’assurer la pérennité
de leurs réseaux et de satisfaire à la demande croissante de bande passante, qui dans le domaine résidentiel passera
à long terme d’un taux de transmission maintenant révolu de 1 à 5 mégabits par seconde à 30 à 100 mégabits par
seconde. Les architectures hybrides, qui combinent le cuivre et la fibre (la fibre jusqu’au trottoir, ou fiber-to-thecurb,
ou FTTC, et la fibre jusqu’au noeud, ou fiber-to-the-node, ou FTTN) continueront à prendre de l’expansion
à court terme, puisqu’elles permettent d’augmenter la bande passante à un coût plus faible et qu’il est possible
d’effectuer un déploiement massif plus rapidement.
Ces investissements FTTH s’appliquent non seulement aux nouvelles installations et aux grands immeubles, mais
aussi aux déploiements à plus grande échelle, puisque les coûts d’exploitation à long terme sont inférieurs à ceux des
architectures FTTC et FTTN. Il est important de noter que les coûts de déploiement des réseaux FTTH ont
grandement baissé au cours des dernières années, en raison du plus grand volume de déploiements et du fait que les
instruments requis, tels que ceux que nous offrons, rendent cette tâche de plus en plus simple et efficace. Également,
la technologie FTTH s’avère une alternative économique pour les immeubles à appartements, puisqu’elle procure
l’avantage d’offrir une très haute capacité de bande passante à un faible coût par appartement. Cependant, tant
en Amérique qu’ailleurs dans le monde, nous n’en sommes encore qu’aux premiers stades de déploiement de fibre
dans les réseaux d’accès. Fait à signaler, l’Europe de l’Ouest et même la Chine sont de plus en plus résolues
à déployer des réseaux FTTH, étant donné la forte densité de leur population.
Expansion des infrastructures de réseaux
La poursuite de la croissance de la bande passante dans les boucles d’accès commence maintenant à exercer une
pression sur les réseaux métropolitains et longue distance. Elle est aussi à l’origine du besoin de technologies
de transmission à plus haute vitesse, telles que la transmission SONET/SDH à 43 gigabits par seconde, qui devient
de plus en plus répandue, et la transmission Ethernet à 100 gigabits par seconde, qui fait actuellement l’objet
d’essais chez certains opérateurs de réseaux. À long terme, on s’attend à ce que ces technologies constituent une
façon nettement plus économique d’ajouter de la capacité dans les portions de réseaux saturées, notamment dans les
cas où il faut creuser pour déployer de la nouvelle fibre dans les architectures métropolitaines et longue distance.
Ces dynamiques de marché ont affecté les fournisseurs de solutions de test et de surveillance de télécommunications
au cours du premier trimestre de l’exercice 2010. Par contre, la fin de la récession économique aux États-Unis
et en Europe de l’Ouest pourrait continuer à retarder les investissements dans les réseaux, ce qui pourrait forcément
réduire la demande pour nos solutions de test et d’assurance de services.
Déclarations prospectives
Cette section du site Web contient des déclarations prospectives selon la U. S. Private Securities Litigation Reform Act de 1995, et il est de notre intention que de telles déclarations prospectives
soient sujettes aux règles d’exonération prévues par cette loi. Les déclarations prospectives sont des déclarations ne renfermant aucun renseignement historique et n’étant aucunement liées à la
situation actuelle. Des mots comme « peut », « s’attend à », « croit », « prévoit », « a l’intention de », « pourrait », « estime », « continue », leurs négatives ou des expressions similaires identifient
des déclarations prospectives. De plus, toute déclaration concernant nos attentes, nos prévisions ou toute autre description ayant trait aux événements ou aux circonstances à venir est considérée
comme étant une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de notre rendement futur et comportent des risques et des incertitudes. Les résultats réels peuvent
différer de façon appréciable de ceux des déclarations prospectives en raison de plusieurs facteurs, dont l’effet de la récession mondiale et du moment de la reprise prévue sur le marché des télécoms,
nos clients et nos fournisseurs, les taux de change instables et notre capacité à mener nos affaires avec succès dans ces conditions incertaines, la consolidation de l’industrie mondiale des tests, des
mesures et de la surveillance de télécommunications, les dépenses en capital dans les secteurs des télécommunications, des sciences de la vie et de l’assemblage de haute précision, la concentration
des ventes chez un même client, les conséquences des nouvelles mesures que nous avons prises en réaction à cette incertitude économique (dont l’adaptation rapide de nos structures de coûts aux
conditions économiques anticipées et la gestion de nos niveaux de stocks en fonction de la demande du marché), l’accueil du marché quant à nos nouveaux produits et à d’autres produits futurs, la
difficulté de prévoir le volume et le calendrier des commandes des clients, notre capacité à intégrer avec succès nos entreprises acquises ou à acquérir, notre capacité à développer avec succès nos
activités internationales, notre capacité à maintenir un personnel technique et administratif qualifié, ainsi que les conditions économiques, concurrentielles et financières du marché. Les hypothèses,
d’après ce qui précède, impliquent des jugements et des risques qui sont difficiles ou impossibles à prévoir et dont plusieurs sont hors du contrôle d’EXFO. D’autres facteurs de risque qui peuvent
influencer notre rendement future et nos opérations sont détaillés dans notre rapport annuel, dans notre Formulaire 20-F et dans nos autres dépôts auprès de la U. S. Securities and Exchange Commission
et de la Commission canadienne des valeurs mobilières. Nous jugeons que les attentes mentionnées dans ces déclarations prospectives sont raisonnables, compte tenu de l’information actuellement
disponible, mais nous ne pouvons pas vous assurer qu’elles s’avéreront exactes. Par conséquent, vous ne devriez pas faire preuve d’une confiance totale en ces déclarations prospectives. Ces déclarations
sont valables seulement en date de leur publication sur notre site Web. À moins que ce ne soit requis par la loi ou la réglementation, nous ne nous engageons pas à réviser ou à mettre à jour ces
déclarations afin qu’elles reflètent les événements ou circonstances survenant après la date de leur publication.